Marc Sawicki démissionne, les fossoyeurs restent

Marc Sawicki n’était pas connu pour son inclination sociale, comme en témoigne en 2016 le conflit contre les ATSEM. Il a pourtant démissionné du Conseil municipal de Brest, semble-t-il en désaccord quant au fait qu’en parallèle de l’application d’un plan austéritaire à l’encontre des services municipaux, les écoles privées continuent de bénéficier des largesses de la municipalité. Cette démission est un acte suffisamment rare pour qu’elle soit saluée.

Absence de soutien au collège de Kerichen, mépris envers les ATSEM, versements aux écoles privées très largement au-dessus des obligations légales, puis restrictions budgétaires visant les écoles publiques, et projet de TAP payants : les errements de la politique scolaire brestoise sont symptomatiques d’un mal plus profond. La démission de Marc Sawicki rappelle encore que les politiques menées par les exécutifs de Brest et Brest Métropole sont le résultat de choix, éminemment contestables.

Il est important que les acteurs touchés par le plan austéritaire des exécutifs ne démissionnent pas, mais fassent eux valoir une politique sociale.

 

Pour que Brest vive !
Brest, le 17 mars 2017